Les critères de choix d'un ERP

Publié le par pgi-erp

 

 

Lorsqu'on cherche à acquérir un ERP, comment faire le bon choix ?

1. L’éditeur, l’intégrateur, la solution :

L'un des premiers éléments consiste à étudier les maquettes que présentent en démonstration les éditeurs ou intégrateurs. Mais elles ne sont cependant pas garantes de réussite.

La maquette ne représente forcément pas l'outil au final. Cette étape doit permettre de jauger la capacité de l'éditeur ou l'intégrateur à répondre à un besoin précis et de voir si une relation de partage peut s'installer.

 

le choix d’un ERP ne se fait plus, comme c’était le cas auparavant, exclusivement sur des critères fonctionnels. On privilégiera plutôt les qualités de l’éditeur: sa stabilité, sa surface financière et son parc installé ; et l’intégrateur : sa méthodologie, sa compréhension du métier et sa capacité à mener à bien le projet d’intégration dans le respect des délais et des budgets.

 

Enfin, pour le choix du progiciel, car il faut bien qu’il y en ait un, il faut tout de même s’assurer de l’adéquation de l’ERP avec les besoins de l’entreprise en respectant deux principes majeurs :

  • se concentrer sur 10 critères fonctionnels discriminants maximum
  • faire participer au choix les représentants des futurs utilisateurs

 

Le choix doit également tenir compte de l’évolution des offres liée aux nouvelles technologie : ERP propriétaires ou solution ERP hébergée… ?

2. La taille de l’entreprise:

 

La taille de l’entreprise est un critère important, non pas lors de l’étude de la possibilité de mettre en oeuvre, ou pas, un ERP (les offres ERP concernant aujourd’hui les pme /pmi, les moyennes comme les grandes entreprises) mais plutôt lors des choix des stratégies de mise en oeuvre de l’ERP, des périmètres et budgets du projet en fonction des objectifs de l’entreprise. Les spécificités des pme/pmi nécessitent une approche différente du projet ERP. Leur budget, plus modeste que les grandes entreprises, impose l’efficacité dans l’atteinte d’objectifs clairement définis.

D’un autre coté leur agilité leur confère une capacité d’adaptation supérieure. Les coûts importants d’analyse et d’étude, de formation, de mise en oeuvre de l’ERP imposent aux pme/pmi l’autonomie et l’efficacité comme moyens de maîtrise et de réduction des budgets.

3. Le coût de l’ERP

Il existe une règle d'or pour cerner l'investissement raisonnable pour une PME. Il s'agit de la règle du 1-3 % du chiffre d'affaires.

Ce pourcentage inclus le coût d'achat du logiciel et de l'infrastructure nécessaire.

Il inclus de plus d'autres dépenses afférentes dont voici les principales :

· La formation : ce coût est la plupart de temps sous estimé, n'oublions pas que plus profonde est l'implémentation, plus grand sera le nombre d'employés qui devra apprendre une nouvelle manière de travailler.

· L'intégration et les tests : le progiciel doit pouvoir prendre en charge les différents systèmes qu'il relie et ces liens doivent être testés pour vérifier leur bon fonctionnement.

· La conversion des données : transformer de vieilles données pour les mettre à disposition du progiciel n'est pas toujours évident, il faut parfois les "nettoyer" pour ôter des informations inutiles et les doublons.

 

De plus, d'autres coûts sont à considérer :

 

· Les cabinets d'études : avant de passer à l'acte, ou si des problèmes surgissent pendant ce passage, certains dirigeants font appel à des cabinets pour les aider à prendre des décisions cruciales à ce moment critique de la vie de l'entreprise qu'est la réorganisation.

· Le recrutement : l'implémentation peut exiger des compétences techniques considérables, que l'entreprise ne possède pas forcément ; il ne s'agit pas d'une dépense ponctuelle, le besoin de compétences ne s'arrête pas à la fin de l'implémentation, bien au contraire.

· Le manque de résultats : la période qui suit immédiatement la mise en place de l'ERP enregistrera probablement une baisse de la productivité générale de l'entreprise (concept de « vallée du désespoir »); il ne faut pas oublier qu'un grand nombre d'employés va devoir trouver ses marques dans son nouvel environnement de travail.

 

Une analyse stratégique est donc obligatoire :

La mise en oeuvre d’un ERP doit donc être précédée d’une analyse des risques /opportunités du marché et des forces / faiblesses de l’entreprise.

 

Cette analyse stratégique nécessaire permet de fixer les objectifs et de définir la ligne de conduite dans l’amélioration des performances de l’entreprise avec comme finalité l’acquisition ou le renforcement de l’avantage concurrentiel de la société.

Elle est la garantie de la cohérence entre la stratégie, les objectifs de l’entreprise et les décisions dans le domaine du Système d’Information.

Il est bon de rappeler que l’ERP est le moyen d’être plus performant et non une fin en soi.

 

 

Vidéo sur  :

Comment faire pour choisir le bon logiciel ERP ? - Méthodologie d'achat d'un logiciel ERP


 

 

Publié dans Choisir un ERP

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article